Merci

NSP remercie :
Toutes celles et tous ceux qui ont voté pour nous.
Toutes celles et tous ceux qui voulaient voter pour nous mais se sont trompés de bulletin.
Celles et ceux qui voulaient mais n’ont pas pu venir.
Celles et ceux qui auraient bien aimé mais n’ont pas osé.
Celles et ceux qui n’ont pas voulu vexer leurs candidats habituels.
Celles et ceux qui de toutes façons ne voulaient pas voter pour nous.
Et aussi celles et ceux qui auraient bien voulu mais ne peuvent pas voter.
CAR VOUS ÊTES ET NOUS SOMMES PANTIN !

Nous sommes Pantin, nous comptons bien en être le futur, et nous continuerons, grâce à notre élu au conseil municipal et surtout grâce à notre implication dans les luttes, à bousculer le jeu local d’une démocratie de façade (en fausses briques) pour nous donner à toutes et tous le pouvoir de décider de nos vies.

Atelier NSP « Installer la sérénité dans nos rues » du 12/03/2020

Atelier 1 : Quel urbanisme pour Pantin pour des déplacements pacifiés ? 

Constats :
–      La route en Y en face de la mairie est très dangereuse. Une enfant s’est faite faucher par une voiture dans cette zone. Pas de ralentisseur, feux insuffisants : aucun système de régulation passive de la circulation. Tout est pensé pour les voitures.
–      La construction d’une nouvelle école à Diderot génère des difficultés de circulation et la présence de gros camions : dangereux pour les piétons et les enfants
–      A l’école Langevin, trop de circulation devant l’école.
–      Le collège Joliot-Curie est au bord de l’avenue Jean Lolive.
–      Les passages piétons ne sont pas assez nombreux, il faut parfois marcher longtemps pour en trouver un.
–      Les aménagements pour que les voitures ne se garent pas sur les trottoirs peuvent être inefficaces et même dangereux pour les vélos. Exemple rue Etienne Marcel : un petit « muret » sépare la route voiture de la piste cyclable : difficile de conduire à vélo dans cet espace restreint, d’autant plus que dans le couloir vélo s’entassent les déchets, les crottes de chien, de chevaux et l’eau quand il pleut ! Et les voitures se garent quand même dans la rue dans les quelques endroits où il n’y a pas de murets et le cycliste doit jongler avec tout ça. 

Quel urbanisme pour Pantin pour des déplacements sereins ?
–      Entendre les usagers
–      Tout remettre à plat :
o  Quels usages de la voiture (livraisons, voitures qui traversent Pantin s’en s’y arrêter, pantinois qui se déplacent en voiture) ?
o  Quels usages du vélo, des piétons, des transports en commun, des autres modes de transport (trottinette etc.) ?
–      Faire une cartographie des flux :
o  Identifier les zones dangereuseso  Identifier les aménagements inutiles voire dangereux, posés initialement pour tempérer les automobilistes mais qui se révèlent au final dangereux pour les piétons et les vélos-      Mettre en cohérence les aménagements dans les quartiers pour que chacun.e (enfant, handicapé, personne âgée, cycliste, piéton etc.) puisse se déplacer sereinement. Un exemple de propositions possibles : création de zones piétonnières temporaires aux abords des écoles aux moments des entrées et sorties.
–      Être vigilant à ce que les solutions qui seront proposées pour désengorger la ville ne déplacent pas le problème en périphérie ou dans d’autres villes. 

Quel usage des PV pour les voitures ? 
–      Se mettre d’accord sur ce qui est inacceptable 
–      Prendre en considération les besoins des personnes dans l’environnement qui leur est donné 

Combats à mener vis-à-vis de l’extérieur :
–      S’affirmer en portant nos constats et nos propositions au niveau du département, de la région etc.
–      Ne pas laisser Paris transformer Pantin, en tant que première couronne de Paris, en dépotoir (crématorium, projet de Paris sans voiture)

Atelier 2 : Vivre sereinement dans son quartier Sérénité, sécurité, insécurité, violence : de quoi parle-t-on ?  

– Le terme de « sécurité » est très utilisé, voire instrumentalisé, par la droite et l’extrême-droite 
– Il n’est pas évident de déconstruire les discours habituels et les préjugés sur cette notion, d’où aussi peut-être le choix de parler de « sérénité » pour cette soirée
– Peut-être une forme de consensus des participants sur un point : l’insécurité, c’est la crainte d’une violence qu’on subit, qu’on est susceptible de subir, notamment de façon inattendue et arbitraire, mais aussi parfois de façon permanente, par exemple quand les équipements sont inadaptés 
– Il ne faut pas nier la violence, mais il faut savoir considérer les diverses formes de violence. Il y a une violence directement liée à des formes de délinquances, parfois même économique / organisée (deal, vendeurs à la sauvette ou pickpockets du métro des quatre-chemins). Mais il y a aussi une violence institutionnelle, exercée sur certaines catégories de la population par ceux-là mêmes qui devraient assister / unifier / protéger. 
– Pour les femmes, il y a aussi la préoccupation d’une forte présence masculine (voire d’une absence des femmes) dans les espaces publics de certains quartiers (Quatre-Chemins), notamment le soir. Ça ne suscite pas forcément de crainte prononcée mais une impression d’étrangeté. Ce point n’a pas vraiment pu être creusé dans le temps imparti. Plus généralement il y a un problème de partage, ou de co-utilisation de l’espace public : un autre exemple en est la violence subie par les aînés assis sur des pierres autour desquelles tournent les mobylettes de jeunes. Comment répondre à la problématique de chacun, trouver un espace pour chacun ? 

Quelques formes de la violence institutionnelle à Pantin :
– Il y a une violence économique,  notamment du fait de la relégation économique de certains quartiers, des discriminations, etc. L’absence d’emploi accroît la violence dans un quartier. Quand les gens ont une possibilité de s’en sortir, même précaire (Uber), la violence décroît. Très peu de choses en dehors de la sphère économique privée pour aider au maintien d’une vie décente dans ces quartiers, qui sont en quelque sorte victimes des abus du capitalisme.
– Il y a une violence sociale qui passe par la stigmatisation de certains publics, notamment des jeunes. Certains jeunes sont enfermés dans leurs immeubles, n’ont pas d’occasion de sortir et de sociabiliser car les équipements dédiés sont insuffisants (maisons de quartier) ou disparus (MJC). A d’autres on impose – plutôt qu’on ne propose ou co-construit – des projets qui ne les concernent pas et qui accroissent le sentiment de rejet. Pour les adultes, cette violence passe aussi par l’accès très difficile aux services publics, notamment sociaux : certains quartiers sont sous-équipés et l’inscription à la CAF, à Pôle Emploi, etc. est très difficile.  
– Il y a des formes de violence urbanistique (?). L’organisation de la ville fait que certains quartiers sont écartés (Quatre-Chemins), voire carrément enclavés (Courtillières). Le fait de se rendre en centre-ville ou à Paris est (volontairement rendu ?) difficile, on entretient la séparation des populations, une forme de ghettoïsation. De plus les immeubles de l’OPH sont parfois délabrés, avec des ascenseurs en panne, etc. 
– Il y a enfin une violence directement institutionnelle, policière qui s’exerce souvent de manière arbitraire contre certaines catégories de population, notamment les plus jeunes (ils voient arriver la police et ils ont peur des violences) et cette violence est de plus en plus… violente (question des armes confiées à la police nationale (LBD, etc.) et municipale) et technique (vidéosurveillance, etc.)

Elargir le débat sur la sécurité :
– La plupart des politiques évoquent fréquemment la question de l’insécurité, qui prend beaucoup d’importance dans le débat public, mais qui se résume trop souvent / toujours à la question de la diminution de la délinquance.
– Cette question de la diminution de la délinquance est considérée comme une question presque technique. On donne plus de moyens (techniques sinon humains) à la police, c’est à dire qu’on donne à la police nationale un armement de plus en plus massif, qu’on réfléchit à armer la police municipale, qu’on place partout des caméras de vidéosurveillance, etc. Cet accroissement des moyens de la répression policière mène à une escalade de la violence, qui n’est pas sans conséquences y compris économiques et sociales (claustration des habitants, disparition des commerces, etc.)
– Pour sortir de cette spirale infernale, il faut traiter de front les différentes formes de violence évoquées au paragraphe précédent

Ce que nous pourrions proposer :
Vivre sans police ? Ou avec une police différente. 
– Sur la question de la répression policière : il faut sortir de ce débat « pour ou contre l’armement de la police municipale » qui n’est jamais qu’une marche un peu ralentie vers son futur armement. Chez NSP, nous ne souhaitons pas a priori que la police municipale soit armée, mais il faut aboutir à une proposition alternative par un débat avec les habitants.  
– Il pourrait y avoir différentes alternatives : plus de policiers municipaux, mais aussi et surtout une redéfinition de leur rôle auprès des habitants et surtout des plus jeunes, et surtout une coordination avec d’autres professionnels (éducateurs, travailleurs sociaux, animateurs et médiateurs culturels, etc…) 
– La police municipale pourrait être comptable de ses actions également devant une commission citoyenne. En particulier, les comportements racistes de la police doivent pouvoir être dénoncés immédiatement.  La sécurité passe par la réduction de la violence économique et sociale – les habitants doivent participer à dégager le chemin de crêtes 
– La violence est à des niveaux différenciés sur le territoire communal parce que les différents quartiers sont très isolés les uns des autres. Il faut diminuer les inégalités spatiales pour réduire la violence. 
– Le rôle de comités locaux (de quartiers, de voisinage) doit être remis au goût du jour, élargi, pour que les habitants priorisent les besoins de leur quartier (parmi lesquels, étroitement intriquée aux autres, lé réduction de la violence) 
– L’éducation populaire peut jouer un rôle aussi dans la sérénité des quartiers, ainsi que la création d’espaces réellement inclusifs et accueillants offrant des possibilités aux habitants, notamment les plus jeunes. 


Bertrand Kern, bon gestionnaire ?

Aux 4 Chemins et aux Courtilières, le nettoyage de la voirie a été retiré aux agents municipaux et « externalisé » à Véolia. Le travail des précaires interchangeables de la multinationale laissant à désirer, des riverains se sont plaints de la dégradation de la propreté des rues. La mairie a alors demandé à Est Ensemble de louer des voitures et d’embaucher des CDD pour surveiller les équipes de Véolia. C’est ça, de la bonne gestion ?
Gérons nous-mêmes nos services publics !

On est là

Nous l’aimons beaucoup notre affiche de campagne.

Mais les partisans de la liste « Pantin pour Bertrand Kern » l’aiment moins. Pour ne plus la voir, ils la recouvrent systématiquement de leur propre affiche à l’effigie de leur leader, ne nous laissant aucune place sur les panneaux d’affichage associatif, ce qui en dit long sur leur sens de la démocratie et du pluralisme. Il faut dire que quand on brigue un quatrième mandat, prétendant ainsi monopoliser le pouvoir pendant un quart de siècle, on perd peut-être l’habitude de la démocratie.

Ce matin, alors qu’un des volontaires de notre liste commençait à décoller une des affiches du Grand Leader pour redonner un peu de visibilité à notre affiche qui se trouvait en-dessous, un fan de l’inamovible édile l’incendia en ces termes :

— Qu’est-ce que vous faites ? Vous n’avez pas le droit !
— Une affiche de ma liste se trouve en-dessous. J’aimerais qu’elle soit visible. Il n’y a pas de raison que les panneaux municipaux soient monopolisés par une seule liste.
— Je vais prendre en photo ce que vous faites et le montrer sur les réseaux sociaux.
— Faites-donc. Du coup, je peux aussi vous filmer et vous demander d’expliquer quelle est votre conception de la démocratie lorsque vous refusez que d’autres listes puissent s’afficher sur les panneaux municipaux, et je diffuserai aussi cette vidéo sur les réseaux sociaux.
— Euh… au revoir, bonne journée.

Mais il n’y a pas que les panneaux d’affichage associatif. Sur les panneaux des bureaux de vote aussi, il arrive que notre belle affiche soit lacérée… au même moment où surgit miraculeusement une affiche de Bertrand Kern !

D’autres listes bénéficient pourtant de plus de mansuétude de la part du Baron de Pantin :

Est-ce à dire que ces listes menacent moins que nous la suprématie de Bertrand Kern ?

Mais, quoi qu’il en soit, on est là, on est là. Même si Kern ne le veut pas nous on est là.

Le 15 mars, ne nous laissons pas impressionner. Votons pour nous.
Votons pour la liste « Nous Sommes Pantin ».

PROGRAMME OUVERT POUR UNE ECOLE DEMOCRATIQUE, EGALITAIRE, LIBERTAIRE, FRATERNELLE, A PANTIN

[Une contribution collective ouverte, en réponse à la lettre ouverte du Collectif Christine Renon]

Quel projet d’école pour Pantin?


Au sein d’une commune comme à l’échelle du pays tout entier, l’école est un sujet fondamental. A ce titre, les choix faits par les acteurs politiques pour l’école sont toujours révélateurs du projet de société qu’ils et elles portent.

« Nous Sommes Pantin » est un collectif construit par ces citoyen-nes ordinaires et porté par des valeurs fortes:
    – L’attachement à la pratique de la démocratie et à l’implication des citoyen-ne-s dans la vie politique quotidienne
    – Le refus de la professionnalisation de la politique et la défiance à l’égard du personnel politique
    – La volonté de construire une ville inclusive et solidaire, au sein de laquelle tou-te-s seraient bienvenu-e-s 
    – Le souhait d’être à la hauteur de l’enjeu écologique mondial, dans une ville parmi les plus polluées de France 

A cet égard, l’éducation fait donc évidemment partie des priorités de notre démarche municipaliste, car c’est l’endroit où se forment et se côtoient les citoyen-ne-s de demain. 

Lire la suite « PROGRAMME OUVERT POUR UNE ECOLE DEMOCRATIQUE, EGALITAIRE, LIBERTAIRE, FRATERNELLE, A PANTIN »

Est-ce qu’on a une tête de liste, nous ?

Non, le collectif Nous Sommes Pantin n’a pas de tête de liste. Les 47 volontaires qui veulent bien être sur la liste pour l’élection municipale sont pour nous à égalité, et ne se sentent pas investi.e.s d’un pouvoir supérieur à celui des citoyens auxquels, précisément, nous voulons rendre le pouvoir.

Alors que le maire sortant et son opposant de droite entament un concours ridicule de « me myself and I« , nous entendons rompre avec cette personnalisation d’un autre âge. Rompre aussi avec ce système qui permet qu’un édile puisse prétendre accaparer le pouvoir municipal pendant un quart de siècle.

Pourtant, pour pouvoir participer à l’élection, notre liste est dans l’obligation légale de déclarer une tête de liste. Nous avons donc voté en AG lundi 3 février 2020 pour décider du moyen de remplir cette obligation. Une majorité s’est exprimée en faveur du tirage au sort parmi des volontaires. Ce tirage au sort a eu lieu mercredi 5 février parmi une vingtaine de volontaires. Nous avons donc officiellement une tête de liste. Mais nous avons surtout une liste de têtes. Et nous ne refuserons pas d’être la liste en tête.

Fédérer à l’échelle d’Est-Ensemble les initiatives municipalistes

A l’issue de l’Assemblée des communes libres à laquelle nous avons participé ces 18 et 19 janvier à Commercy, nous proposons de réfléchir au fait que les démarches de démocratie directe ne se limitent pas à la seule échelle communale. En effet, les changements législatifs successifs concernant l’administration territoriale (loi Notre, loi Maptam,..) ont accentué la centralisation des compétences stratégiques à une échelle supra-communale officiellement pour des raisons d’optimisation et d’efficacité des politiques publiques. 

Nous faisons le constat qu’il est de plus en plus difficile de comprendre et d’identifier les incidences de son vote : en 2014, bon nombre de citoyens ne savaient pas qu’ils élisaient des conseillers communautaires en même temps que des conseillers municipaux. 

En 2020, cette situation a empiré, car il s’agit d’élire non seulement des représentants à l’échelle du Grand Paris, mais aussi des conseillers municipaux qui désigneront, sans aucun contrôle, les conseillers communautaires pour l’établissement public territorial (EPT) d’Est-Ensemble. 

Or, nous rappelons que tout ce qui touche à l’emploi, au développement économique, à la culture, à l’aménagement urbain du territoire, à l’action publique dans les quartiers populaires,  à l’environnement, à la gestion des déchets, etc., est​ géré à l’échelle d’Est Ensemble. 

Toutes ces questions seront ainsi traitées par des personnes désignées indirectement pour occuper un mandat, donc même pas élues pour cette fonction, qui décideront pour tout le monde sans en rendre compte à personne. De fait, aucun des conseillers communautaires actuels n’a fait de bilan de mandat ; d’ailleurs, qui étaient-ils ? Peu d’entre nous connaissent seulement leur nom ou leur visage.

C’est pourquoi nous invitons les initiatives municipalistes du territoire à ouvrir une discussion sur ce sujet dans le cadre des élections municipales et à défendre l’idée que doivent être  débattus et réappropriés dans les assemblées populaires de quartier​ y compris les sujets liés aux compétences déléguées à Est-Ensemble.

Par ailleurs, nous proposons la tenue début février d’une réunion entre toutes les personnes ou collectifs que ces questions concernent et intéressent.

Thibaut, Gaëlle, Nadège, Marjorie du collectif Nous sommes Pantin

Gianni & Nicole, Gilets jaunes de Noisy-le-Sec

Quelles réponses de la mairie au Collectif Pantin Impulsion ?

Des Pantinois.e.s se sont réuni.e.s dans le Collectif Pantin Impulsion, composé d’une trentaine de réservataires dans le programme VEFA Impulsion du 30-35 avenue Edouard Vaillant à Pantin. Ces personnes qui avaient pris de nombreuses dispositions, financières, professionnelles, et familiales, depuis la réservation en juin 2019, ont appris le 17 janvier 2020 que la mairie allait dénoncer le 4 février prochain devant le conseil territorial d’Est Ensemble la concession accordée au promoteur. Elles ont été mises devant le fait accompli et n’ont obtenu aucune réponse à leurs questions quant à la suite de ce projet qui devait permettre à plusieurs familles pantinoises d’accéder à la propriété dans un contexte de spéculation immobilière et de gentrification qui oblige nombre de Pantinois.e.s à partir.

Que va-t-il également advenir du Centre Municipal de Santé qui devait s’installer dans ces lieux ? Un nouveau CMS, ce n’est pas du luxe à Pantin !

Bien sûr, nous ne pouvons nous prononcer sur le fond du litige qui oppose le promoteur à la mairie, et nous n’avons pas vocation en tant que collectif citoyen à défendre les intérêts de grands groupes privés. Mais on peut se demander quel retard dans la réalisation de l’écoquartier des 4 Chemins cette décision pourrait causer. A l’heure des bouleversements climatiques, la transition écologique ne devrait-elle pas être une priorité absolue ?

Bertrand Kern, maire de la ville depuis 19 ans, qui brigue un nouveau mandat, doit apporter des réponses aux Pantinois.e.s et cesser de laisser les personnes concernées dans l’angoisse. Notre collectif Nous Sommes Pantin veut pour sa part en finir avec cette façon de faire et propose aux Pantinois.e.s de prendre part directement aux décisions qui les concernent. Nos vies ne sont pas des variables d’ajustement.

Communiqué : Pourquoi le collectif « Nous Sommes Pantin » ne fera pas liste commune avec « Pantin En Commun » à l’élection municipale de mars 2020.

Les conditions de rassemblement exposées par « Pantin en Commun » dans un texte qui nous est parvenu le 19 janvier sont très éloignées de l’esprit général de la proposition formulée par nos soins le 13 janvier et de l’identité foncièrement démocratique et citoyenne de notre collectif. Notre démarche avait été exposée de manière très transparente dès les premiers échanges de septembre 2019, organisés à notre initiative avec le PCF, qui nous avait donné à penser qu’il était prêt à intégrer notre collectif, puis lors d’une réunion ultérieure avec d’autres organisations dont la FI. Tournant le dos à notre organisation citoyenne ouverte, le PCF et la FI avaient ensuite préféré fonder leur propre groupement, « Pantin en Commun » (plus de détails ici).

Les conditions posées aujourd’hui par « Pantin en Commun » pour un rassemblement laissent transparaître la volonté d’organiser le énième rassemblement électoral chapeauté et dirigé par des organisations politiques, dont certaines sont d’ailleurs dénuées de toute présence militante effective sur la ville. Dans ce contexte, en tant que citoyens considérés comme « sans étiquette » (au mépris de nos activités en tant que collectif organisé depuis plusieurs mois), nous serions donc réduits à un rôle de faire-valoir, sur une liste dont l’architecture aura déjà été définie avant notre intégration et réservant, comme d’habitude, la part du lion (notamment les deux premières places de la liste) aux organisations politiques sur la base de calculs électoraux en décalage avec les réalités politiques de ce début d’année 2020.

A ce titre, l’organisation et les principes directeurs envisagés par « Pantin en Commun » nous semblent d’ailleurs passer totalement à côté de l’exigence de radicalité citoyenne et démocratique du moment politique que nous vivons depuis l’élection présidentielle, et qui a pris la forme du mouvement des “gilets jaunes” ou encore de la mobilisation populaire nationale contre la réforme des retraites.

Pour ces raisons, nous décidons ainsi de renoncer à faire liste commune avec « Pantin en Commun », dont l’ambition semble se borner à négocier des positions au sein de la liste PS-EELV dans l’hypothèse d’un second tour, bien loin de notre propre ambition : favoriser l’intervention directe des citoyens de Pantin dans la politique locale et nous fédérer avec d’autres communes libres pour résister au rouleau compresseur néolibéral.