Tribune dans Canal juillet-août 2020

Le collectif Nous Sommes Pantin (NSP) tient à remercier les 499 Pantinois.es qui lui ont apporté leur vote et un élu au conseil municipal.
Nous saluons l’admirable sang froid de la population pantinoise qui a été soumise à un confinement inédit durant deux mois.
NSP est étonné que le maire n’ait pas pris en compte les nombreuses initiatives et propositions de la population qui lui ont été soumises, via le collectif NSP ou le Collectif Christine Renon.
Dès le 21 mars, nous proposions une distribution de livres via les médiathèques et il a fallu attendre fin mai pour que soit mis en place un dispositif click and collect.

Nous retenons l’extraordinaire dévouement et le grand professionnalisme des agents de la ville, en première ligne face au risque de Covid, et nous souhaitons qu’ils bénéficient de hausses salariales et non seulement d’une prime exceptionnelle.
Quant aux enseignants quels mots de soutien ont-ils reçus, quand ils se portaient volontaires pour travailler et soulager les parents soignants ?
Par ailleurs, le manque d’informations quant à l’accueil des enfants dans les écoles a mis les enseignants dans de délicates postures face aux parents d’élèves légitimement inquiets par la désorganisation ressentie.
M. le Maire, vous écriviez défendre le service public de la santé. Quel geste avez-vous alors prévu de faire pour éviter la fermeture du CMPP du quartier des Courtillières ? Une réduction ou suspension du loyer lui permettrait de survivre.

Vous expliquez soutenir la solidarité des Pantinois.es et des associations. Savez-vous que des bénévoles se sont vus verbaliser pour rassemblement illégal pendant une collecte ? Certains collectifs d’associations ont même fini par refuser votre aide financière, une façon peut être de manifester leur opposition.

NSP et nombre d’associations pantinoises expérimentaient déjà, avant la crise sanitaire, l’auto-organisation et la solidarité entre habitant.e.s. Ce système s’est révélé réactif et efficace (confection de masques, aides alimentaires, soutien aux personnes fragiles ou isolées, etc.) face à une certaine inertie du « monde d’avant ». Nous appelons à la reconnaissance et au soutien de ces initiatives, au-delà de cet épisode.

Source : Canal

Non aux suppressions de classe à Pantin

En 2019, des parents d’élèves s’inquiétaient de la nouvelle sectorisation des collèges de Pantin mise en place par le conseil départemental. Des élèves de Pantin se retrouvaient ainsi à devoir aller au collège Marie-Curie des Lilas, au lieu d’aller au collège Lavoisier de Pantin, plus proche.

L’année précédente, les personnels du collège Jolliot-Curie de Pantin dénonçaient aussi déjà la surcharge des effectifs par rapport aux locaux et le dépassement des seuils de 24 élèves par classe, acquis par des luttes précédentes.

La casse se poursuit à présent avec l’annonce de la suppression de 4 classes au collège Lavoisier. Selon la FCPE, le nombre d’élèves par classe va passer de 24-25 à 27-28. Cela va poser des problèmes par exemple pour l’inclusion d’élèves en difficultés d’apprentissage ou allophones dans ces classes en cours d’année. Quid de la distanciation imposée par l’épidémie de COVID 19 dans des salles qui ne peuvent physiquement accueillir plus de 27 élèves ?

Un de nos volontaires de NSP s’inquiète :
« Ma fille aînée a pu faire sa scolarité au collège Lavoisier dans de plutôt bonnes conditions grâce aux petits effectifs. Ma fille cadette actuellement en primaire ne pourra donc pas bénéficier des mêmes conditions ? »

NSP soutient la pétition lancée contre ces fermetures de classe, et invite les Pantinois•es à la signer. Nous ne nous résignons pas à la casse du service public de l’Education nationale dans notre ville, qui favorise l’échec scolaire chez les plus démunis et pousse les familles les plus aisées à se tourner vers l’enseignement privé payant, accentuant encore de fait les logiques de ghetto et les inégalités.

Fidèles à notre programme ouvert pour une école démocratique, égalitaire, libertaire, fraternelle à Pantin, proposé durant la campagne des dernières élections municipales, nous demandons au maire de Pantin, qui est aussi élu au Conseil départemental, de prendre ses responsabilités vis à vis du département mais aussi du ministère de l’Education nationale : Pantin ne peut se contenter de subir des arbitrages pris sans aucune consultation des habitant•e•s. Nous proposons aux élus municipaux la création d’un intergroupe pour la défense du service public d’éducation dans le secondaire et le primaire (les banderoles qui ornent les écoles de Pantin nous rappellent que la situation est catastrophique aussi dans le primaire).

Ecole La Marine
Ecole Sadi-Carnot

Mais surtout, nous invitons les Pantinois•es qui veulent lutter contre cette casse et celles et ceux qui luttent déjà avec les Représentants des Parents d’Elèves, au sein du collectif Christine Renon, des syndicats d’enseignants, des Gilets Jaunes, des organisations politiques… à venir discuter avec nous de ce que nous pouvons faire, toutes et tous ensemble, pour défendre le service public d’éducation à Pantin. Notre assemblée générale leur est ouverte et nous sommes bien sûr prêts nous-mêmes à nous investir individuellement et en tant que collectif dans un cadre commun de lutte.

Pour signer la pétition contre la fermeture ds classes au collège Lavoisier, c’est ici : https://www.change.org/p/population-de-pantin-non-à-la-fermeture-de-quatre-classes-au-collège-lavoisier-de-pantin

Un rassemblement est prévu le mercredi 1er juillet à 17h20 devant la direction académique de Bobign.

Une nouvelle journée d’action nationale le 30 juin

Cette journée de mobilisation est organisée par les principaux syndicats de la fonction publique hospitalière (FO, SUD-Solidaires, UNSA et CGT) et par des collectifs de soignants, notamment Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences.

Elle surviendra deux semaines après la « journée d’action » du 16 juin, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants un peu partout en France.

Nous renouvelons notre soutien aux personnels en lutte et à leurs revendications, à savoir :

  • pour un véritable plan Emploi – formation, reconnaissance des qualifications,
  • la titularisation et la résorption des emplois précaires, avec prise en compte des années d’études ;
  • l’amélioration des conditions de travail et de vie, le respect des droits et libertés ;
  • les moyens de protection ainsi que le matériel et les outils nécessaires pour exercer en toute sécurité,
  • des augmentations salariales, de reclassements, de reconnaissance des qualifications et responsabilités, fin des inégalités femme/homme ;
  • un système de Santé, de protection sociale et des services publics qui répondent aux besoins de la population,
  • l’abrogation des journées de carence,
  • le financement à la hauteur des besoins de la sécurité sociale,
  • la défense et maintien des avantages acquis statutaires, conventionnels et locaux, etc…
  • le recrutement immédiat de professionnel·le·s supplémentaires et plan de formation pluridisciplinaire ;
  • l’arrêt des fermetures de services, d’établissements et des réouvertures de lits, partout où cela est nécessaire ;
  • une gouvernance des hôpitaux des établissements plus ouverte aux professionnel·le·s, aux personnels et aux usagè·re·s.

La Santé est l’affaire de toutes et tous !

Après les applaudissements, maintenant rejoignons les personnels de santé dans la lutte le mardi 16 juin 2020 !

Depuis des années, des syndicats, associations, partis n’ont eu de cesse de dénoncer les politiques de santé publique, d’action sociale mais aussi la casse du système de la sécurité sociale qui les accompagnent en exigeant que des mesures concrètes soient prises.

Contrairement au discours médiatique, le gouvernement à l’occasion du Ségur de la Santé, annonce vouloir garder le cap et accélérer ses réformes ! Aucun enseignement de la crise sanitaire que nous vivons n’est tiré ! Les logiques ultra-libérales se poursuivent par la suppression massive de lits, de services, et d’hôpitaux de proximité, la privatisation du système de santé. Les questions essentielles portées en termes de financement, de protection sociale solidaire ne sont pas pris en compte. Aucune action de la part du gouvernement, pour relocaliser et nationaliser les industries pharmaceutiques indispensables à la nation, pour accroitre la prise en charge hospitalière, ni pour mettre en place un service public de la santé et de l’action sociale répondant aux besoins des populations, digne de la 7ème puissance mondiale au 21ème siècle. Des millions ont été trouvés au fil des crises pour sauver les banques et la finance, pour sauver les dividendes des actionnaires, mais rien, à part l’austérité pour les services publics qu’ils soient de santé, d’action sociale ou autre, pour les personnels des EHPAD et du Soins à Domicile qu’ils soient du privé comme du public. La crise sanitaire sert d’effet d’aubaine pour sacrifier des milliers d’emplois, imposer des reculs sociaux, tant en terme de temps de travail, que de rémunérations et de droit du travail. Ne les laissons pas faire ! Exigeons ensemble des mesures concrètes pour une vraie rupture avec les politiques sociales et économiques du gouvernement. Voici par exemple quelques unes des revendications des syndicats des personnels de santé en lutte :

· L’augmentation générale des salaires de 22%, du smic et de l’indice des fonctionnaires, ainsi que la reconnaissance des qualifications,

· L’égalité femme/homme,

· La réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire, pour travailler moins mais travailler toutes et tous,

· L’abandon de la réforme des retraites et de l’assurance chômage,

· Un plan de formation pluridisciplinaire et un plan recrutement de personnel dans les établissements hospitaliers et médico sociaux,

· Renforcement des moyens financiers significatifs pour tous les établissements, ce qui passe par la suppression de l’enveloppe fermée et une augmentation substantielle des budgets 2020 et 2021,

· L’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits,

· De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de la prise en charge pour la population sur tout le territoire,

· Reconnaissance étendue de la pénibilité de nos métiers dans le public et élargissement au secteur privé.

Aujourd’hui nous sommes dimanche et nous sommes en colère.

Dimanche, 35ème jour d’un confinement dont les jours ne sont pas des dimanches pour tout le monde. Pour la 35ème fois, nous nous réveillons ce matin en colère.

Nous sommes en colère de savoir que de nombreuses personnes ont perdu la vie car les conditions dans lesquelles elles ont dû aller travailler ne leur permettaient pas de respecter les gestes barrières.

Nous sommes en colère, car les gouvernements se cachent en brandissant un drapeau vantant la solidarité des française.es, solidarité mise en place par tous les gens d’en bas, tous les gens d’habitude méprisés, qui depuis 35 jours, n’agitent pas leurs mains seulement le soir à 20h, mais toute la journée… Coudre des masques dans des tissus de fond de placard et les distribuer gratuitement à celles et ceux sans lieu de confinement, collecter des denrées pour celles et ceux qui n’ont plus pu remplir leur frigo dès le jour 6 du confinement… Oui les petites gens qui n’ont pas attendu 35 jours pour se dire qu’il allait falloir s’aider pendant cette crise sanitaire et sociale.

Nous sommes en colère car quand, depuis trois semaines à Pantin, de nombreuses associations se démènent pour aller à la rencontre de toutes les personnes plongées dans la précarité et leur venir en aide, il a fallu 33 jours à la mairie de Pantin pour promettre 60 euros environ en bons d’achats alimentaires par enfant par famille en difficultés. Deux euros par jour, pour trois repas par jour.

Nos sommes en colère, car la mairie n’a pas cherché à défendre la tenue de ses marchés auprès du préfet, ce qui permet pourtant à un grand nombre d’entre nous de bien manger, à bas prix. Ce qui permet à de nombreux producteur.ices ou revendeur.euses de ne pas perdre de stock. Ce qui permet de faire vivre des familles, plutôt que d’enrichir encore de grandes entreprises.

Et oui, nous sommes en colère, car les grands supermarchés proposent aux revendeurs forains et producteurs, productrices de la région… 10 centimes par salade ! C’est bien plus cher que nous les payons, nous, les salades du gouvernement et des mairies qui ne cherchent pas à lutter !

Nous sommes en colère, car le gouvernement nous divise en nous demandant de ré-ouvrir les écoles alors qu’il n’y a qu’un médecin scolaire s’occupant de 12 000 enfants environ, 200 enfants n’ont parfois qu’une dizaine de toilettes pour se soulager tout au long de la journée, les directeurs et directrices courent après les demandes de stock de savons, quand il n’y a pas des coupures d’eau, enfin les femmes et hommes de ménage se démènent pour nettoyer tout un étage si ce n’est plus, tôt le matin ou tard le soir, et souvent seul.e, en une petite heure top chrono. Les réfectoires retrouveront l’appétit des enfants. Des réfectoires de cantines bondées où les enfants pantinois ont commencé à apprendre l’entraide… s’aider pour se servir de l’eau, se passer le plat, aller chercher un bout de pain… Allons-nous devoir demander aux enfants de ne plus s’aider de peur de se contaminer ?

Cette réouverture divise, car nous aimerions toutes et tous que les cours d’écoles résonnent de rires d’enfants, mais à quel prix pour la santé de leurs familles ?

Nous sommes en colère, car la ville de Pantin compte sur son territoire de nombreuses entreprises de luxe… et nous attendons toujours leurs gestes de solidarité.

Aujourd’hui nous sommes en colère, mais nous sommes fièr.es de tout ce que les associations de la ville font pour maintenir le lien, aider les personnes les plus vulnérables, sans aucune aide de la mairie… ah si, des sacs plastiques à son effigie, et des likes sur Facebook.

Nous sommes en colère.

Nous sommes Pantin.

Nous sommes confiné.e.s, mais Nous Sommes (toujours) Pantin

Bonjour toutes et tous,

Nous venons de terminer tant bien que mal la première AG post élection… Nous vous enverrons au plus vite le compte rendu.
Nous entrons dans une période un peu compliquée pour NSP.
En effet, nous avons fait un score non négligeable, et nous avons même un siège au conseil municipal. Tout cela soulève beaucoup de questions, donne matière à débattre sur la suite du collectif, et nous devons prendre des décisions !

Nous, ce qu’on aime c’est se retrouver autour d’une table ou dans la rue, partager, échanger des idées comme des assiettes de frites, et agiter les mains pour dire que l’on est d’accord… or le contexte ne le permet pas du tout.

Alors on tente… Watsapp, Skype, Framavox, Framatalk, Discord, Zoom… on teste, on expérimente, on recommence ou on abandonne… mais on va apprendre !

Le problème c’est que cela risque de laisser quelques personne sur le bord, celles et ceux qui sont allergiques à l’informatique, celles et ceux qui travaillent dans la santé… ou qui ont des proches fragiles… celles et ceux qui n’ont pas le temps car, garder des enfants et être en télétravail en même temps c’est compliqué, alors le soir la conférence téléphonique… ce n’est pas hyper excitant !

Alors nous essayons au maximum de communiquer sur tout… mais par exemple aujourd’hui, le réseau Frama était saturé et le mail d’invitation à l’AG envoyé sur la framaliste est arrivé dans les boites bien trop tard.

Ce long message pour dire que Nous Restons Pantin, même après la campagne, nous continuerons de construire ensemble, et si toi, ou toi, ou lui, ou elle, si vous et eux, toutes et tous, quoi… si quelqu’une se demande ce qu’il se passe, les projets pour la suite, les envies, l’organisation… Qu’il le dise ! Qu’elle le dise !

Des cœurs avec les doigts pour ne pas se serrer la main ni s’embrasser !
Prenez soin de vous.

Merci

NSP remercie :
Toutes celles et tous ceux qui ont voté pour nous.
Toutes celles et tous ceux qui voulaient voter pour nous mais se sont trompés de bulletin.
Celles et ceux qui voulaient mais n’ont pas pu venir.
Celles et ceux qui auraient bien aimé mais n’ont pas osé.
Celles et ceux qui n’ont pas voulu vexer leurs candidats habituels.
Celles et ceux qui de toutes façons ne voulaient pas voter pour nous.
Et aussi celles et ceux qui auraient bien voulu mais ne peuvent pas voter.
CAR VOUS ÊTES ET NOUS SOMMES PANTIN !

Nous sommes Pantin, nous comptons bien en être le futur, et nous continuerons, grâce à notre élu au conseil municipal et surtout grâce à notre implication dans les luttes, à bousculer le jeu local d’une démocratie de façade (en fausses briques) pour nous donner à toutes et tous le pouvoir de décider de nos vies.

Atelier NSP « Installer la sérénité dans nos rues » du 12/03/2020

Atelier 1 : Quel urbanisme pour Pantin pour des déplacements pacifiés ? 

Constats :
–      La route en Y en face de la mairie est très dangereuse. Une enfant s’est faite faucher par une voiture dans cette zone. Pas de ralentisseur, feux insuffisants : aucun système de régulation passive de la circulation. Tout est pensé pour les voitures.
–      La construction d’une nouvelle école à Diderot génère des difficultés de circulation et la présence de gros camions : dangereux pour les piétons et les enfants
–      A l’école Langevin, trop de circulation devant l’école.
–      Le collège Joliot-Curie est au bord de l’avenue Jean Lolive.
–      Les passages piétons ne sont pas assez nombreux, il faut parfois marcher longtemps pour en trouver un.
–      Les aménagements pour que les voitures ne se garent pas sur les trottoirs peuvent être inefficaces et même dangereux pour les vélos. Exemple rue Etienne Marcel : un petit « muret » sépare la route voiture de la piste cyclable : difficile de conduire à vélo dans cet espace restreint, d’autant plus que dans le couloir vélo s’entassent les déchets, les crottes de chien, de chevaux et l’eau quand il pleut ! Et les voitures se garent quand même dans la rue dans les quelques endroits où il n’y a pas de murets et le cycliste doit jongler avec tout ça. 

Quel urbanisme pour Pantin pour des déplacements sereins ?
–      Entendre les usagers
–      Tout remettre à plat :
o  Quels usages de la voiture (livraisons, voitures qui traversent Pantin s’en s’y arrêter, pantinois qui se déplacent en voiture) ?
o  Quels usages du vélo, des piétons, des transports en commun, des autres modes de transport (trottinette etc.) ?
–      Faire une cartographie des flux :
o  Identifier les zones dangereuseso  Identifier les aménagements inutiles voire dangereux, posés initialement pour tempérer les automobilistes mais qui se révèlent au final dangereux pour les piétons et les vélos-      Mettre en cohérence les aménagements dans les quartiers pour que chacun.e (enfant, handicapé, personne âgée, cycliste, piéton etc.) puisse se déplacer sereinement. Un exemple de propositions possibles : création de zones piétonnières temporaires aux abords des écoles aux moments des entrées et sorties.
–      Être vigilant à ce que les solutions qui seront proposées pour désengorger la ville ne déplacent pas le problème en périphérie ou dans d’autres villes. 

Quel usage des PV pour les voitures ? 
–      Se mettre d’accord sur ce qui est inacceptable 
–      Prendre en considération les besoins des personnes dans l’environnement qui leur est donné 

Combats à mener vis-à-vis de l’extérieur :
–      S’affirmer en portant nos constats et nos propositions au niveau du département, de la région etc.
–      Ne pas laisser Paris transformer Pantin, en tant que première couronne de Paris, en dépotoir (crématorium, projet de Paris sans voiture)

Atelier 2 : Vivre sereinement dans son quartier Sérénité, sécurité, insécurité, violence : de quoi parle-t-on ?  

– Le terme de « sécurité » est très utilisé, voire instrumentalisé, par la droite et l’extrême-droite 
– Il n’est pas évident de déconstruire les discours habituels et les préjugés sur cette notion, d’où aussi peut-être le choix de parler de « sérénité » pour cette soirée
– Peut-être une forme de consensus des participants sur un point : l’insécurité, c’est la crainte d’une violence qu’on subit, qu’on est susceptible de subir, notamment de façon inattendue et arbitraire, mais aussi parfois de façon permanente, par exemple quand les équipements sont inadaptés 
– Il ne faut pas nier la violence, mais il faut savoir considérer les diverses formes de violence. Il y a une violence directement liée à des formes de délinquances, parfois même économique / organisée (deal, vendeurs à la sauvette ou pickpockets du métro des quatre-chemins). Mais il y a aussi une violence institutionnelle, exercée sur certaines catégories de la population par ceux-là mêmes qui devraient assister / unifier / protéger. 
– Pour les femmes, il y a aussi la préoccupation d’une forte présence masculine (voire d’une absence des femmes) dans les espaces publics de certains quartiers (Quatre-Chemins), notamment le soir. Ça ne suscite pas forcément de crainte prononcée mais une impression d’étrangeté. Ce point n’a pas vraiment pu être creusé dans le temps imparti. Plus généralement il y a un problème de partage, ou de co-utilisation de l’espace public : un autre exemple en est la violence subie par les aînés assis sur des pierres autour desquelles tournent les mobylettes de jeunes. Comment répondre à la problématique de chacun, trouver un espace pour chacun ? 

Quelques formes de la violence institutionnelle à Pantin :
– Il y a une violence économique,  notamment du fait de la relégation économique de certains quartiers, des discriminations, etc. L’absence d’emploi accroît la violence dans un quartier. Quand les gens ont une possibilité de s’en sortir, même précaire (Uber), la violence décroît. Très peu de choses en dehors de la sphère économique privée pour aider au maintien d’une vie décente dans ces quartiers, qui sont en quelque sorte victimes des abus du capitalisme.
– Il y a une violence sociale qui passe par la stigmatisation de certains publics, notamment des jeunes. Certains jeunes sont enfermés dans leurs immeubles, n’ont pas d’occasion de sortir et de sociabiliser car les équipements dédiés sont insuffisants (maisons de quartier) ou disparus (MJC). A d’autres on impose – plutôt qu’on ne propose ou co-construit – des projets qui ne les concernent pas et qui accroissent le sentiment de rejet. Pour les adultes, cette violence passe aussi par l’accès très difficile aux services publics, notamment sociaux : certains quartiers sont sous-équipés et l’inscription à la CAF, à Pôle Emploi, etc. est très difficile.  
– Il y a des formes de violence urbanistique (?). L’organisation de la ville fait que certains quartiers sont écartés (Quatre-Chemins), voire carrément enclavés (Courtillières). Le fait de se rendre en centre-ville ou à Paris est (volontairement rendu ?) difficile, on entretient la séparation des populations, une forme de ghettoïsation. De plus les immeubles de l’OPH sont parfois délabrés, avec des ascenseurs en panne, etc. 
– Il y a enfin une violence directement institutionnelle, policière qui s’exerce souvent de manière arbitraire contre certaines catégories de population, notamment les plus jeunes (ils voient arriver la police et ils ont peur des violences) et cette violence est de plus en plus… violente (question des armes confiées à la police nationale (LBD, etc.) et municipale) et technique (vidéosurveillance, etc.)

Elargir le débat sur la sécurité :
– La plupart des politiques évoquent fréquemment la question de l’insécurité, qui prend beaucoup d’importance dans le débat public, mais qui se résume trop souvent / toujours à la question de la diminution de la délinquance.
– Cette question de la diminution de la délinquance est considérée comme une question presque technique. On donne plus de moyens (techniques sinon humains) à la police, c’est à dire qu’on donne à la police nationale un armement de plus en plus massif, qu’on réfléchit à armer la police municipale, qu’on place partout des caméras de vidéosurveillance, etc. Cet accroissement des moyens de la répression policière mène à une escalade de la violence, qui n’est pas sans conséquences y compris économiques et sociales (claustration des habitants, disparition des commerces, etc.)
– Pour sortir de cette spirale infernale, il faut traiter de front les différentes formes de violence évoquées au paragraphe précédent

Ce que nous pourrions proposer :
Vivre sans police ? Ou avec une police différente. 
– Sur la question de la répression policière : il faut sortir de ce débat « pour ou contre l’armement de la police municipale » qui n’est jamais qu’une marche un peu ralentie vers son futur armement. Chez NSP, nous ne souhaitons pas a priori que la police municipale soit armée, mais il faut aboutir à une proposition alternative par un débat avec les habitants.  
– Il pourrait y avoir différentes alternatives : plus de policiers municipaux, mais aussi et surtout une redéfinition de leur rôle auprès des habitants et surtout des plus jeunes, et surtout une coordination avec d’autres professionnels (éducateurs, travailleurs sociaux, animateurs et médiateurs culturels, etc…) 
– La police municipale pourrait être comptable de ses actions également devant une commission citoyenne. En particulier, les comportements racistes de la police doivent pouvoir être dénoncés immédiatement.  La sécurité passe par la réduction de la violence économique et sociale – les habitants doivent participer à dégager le chemin de crêtes 
– La violence est à des niveaux différenciés sur le territoire communal parce que les différents quartiers sont très isolés les uns des autres. Il faut diminuer les inégalités spatiales pour réduire la violence. 
– Le rôle de comités locaux (de quartiers, de voisinage) doit être remis au goût du jour, élargi, pour que les habitants priorisent les besoins de leur quartier (parmi lesquels, étroitement intriquée aux autres, lé réduction de la violence) 
– L’éducation populaire peut jouer un rôle aussi dans la sérénité des quartiers, ainsi que la création d’espaces réellement inclusifs et accueillants offrant des possibilités aux habitants, notamment les plus jeunes. 


Bertrand Kern, bon gestionnaire ?

Aux 4 Chemins et aux Courtilières, le nettoyage de la voirie a été retiré aux agents municipaux et « externalisé » à Véolia. Le travail des précaires interchangeables de la multinationale laissant à désirer, des riverains se sont plaints de la dégradation de la propreté des rues. La mairie a alors demandé à Est Ensemble de louer des voitures et d’embaucher des CDD pour surveiller les équipes de Véolia. C’est ça, de la bonne gestion ?
Gérons nous-mêmes nos services publics !