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Les personnels du lycée Berthelot de Pantin prennent leurs responsabilités !

Depuis la rentrée de septembre qui n’avait pas été préparée par le gouvernement malgré les dires du ministre Blanquer, les tensions s’accroissent dans les établissements scolaires où se regroupent des élèves et personnels en nombre incompatible avec un contrôle efficace de la pandémie.
Depuis la rentrée de Novembre cela prend l’eau dans toute la France. Les enseignants et les lycéens se mobilisent face à l’accélération de la pandémie et au manque de mesures du pouvoir ministériel. Le pouvoir répond aux lycéens par la répression, les gaz lacrymogènes et les gardes à vue.

Nous saluons l’initiative des personnels du lycée Berthelot.
Face à l’inaction et à l’incurie subie ou voulue du gouvernement et de l’administration des mesures étaient nécessaires.
Les annonces du personnel du lycée Berthelot assurent la continuité pédagogique, la présence quotidienne des élèves, la division par 2 du nombre d’élèves par classe, un meilleur contrôle de la distanciation physique dans cette période stressante pour les élèves et leur famille.

Décidés à soutenir une éducation publique, gratuite, de qualité, nous sommes solidaires de cette initiative d’auto-organisation des personnels du lycée Berthelot.
Nous appuierons toute initiative similaire qui garantira l’éducation que méritent tous les enfants de Pantin.

Nous sommes Pantin.

Les Pantinois.e.s de confession musulmane n’ont tué personne


Vendredi dernier, un crime terroriste d’une violence extrême a été perpétré à l’encontre d’un professeur d’histoire-géographie, M. Samuel Paty. Cet acte terrifiant, commis par une personne si jeune, nous a profondément choqué.e.s et attristé.e.s, et nous nous associons aux nombreux hommages rendus à Samuel Paty. 

Suite à cet événement, il a été annoncé lundi que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait ordonné la fermeture de la Mosquée de Pantin, dès mercredi 21 octobre au soir, pour une durée de 6 mois, au motif qu’une vidéo dénonçant un cours fait par M.Samuel Paty avait été relayée par le responsable de la mosquée sur les réseaux sociaux. Une telle mesure est rendue possible par la loi SILT du 30 octobre 2017, issue de l’état d’urgence, permettant au préfet de procéder à la fermeture administrative, pour une durée ne pouvant excéder six mois, des lieux de culte, pour apologie ou provocation au terrorisme. Cette loi avait été dénoncée à l’époque comme liberticide par des médias comme le New York Times, plusieurs organisations, dont Amnesty International France, la Ligue des droits de l’Homme ou le syndicat de la magistrature, mais aussi des personnalités comme le défenseur des droits Jacques Toubon, la juriste Mireille Delmas-Marty, le constitutionnaliste Dominique Rousseau et le commissaire européen aux droits de l’Homme Nils Muiznieks. 

L’arrêté mentionne aussi que la mosquée serait fréquentée par quelques personnes ayant des « liens avec le salafisme« , qu’un imam serait « impliqué dans la mouvance islamiste radicale d’île-de-France« , et aurait été formé pendant deux ans dans un « institut fondamentaliste » au Yémen. Il aurait également scolarisé trois de ses enfants dans une école clandestine, à Bobigny.  

Un arsenal juridique conséquent permet déjà de s’attaquer à des personnes, imams ou non, soupçonnées d’enfreindre la loi. C’est à la justice de les poursuivre, eux, ou de diligenter une enquête. Si on brime la liberté de culte de toute une communauté sous prétexte qu’un imam a une idéologie douteuse, il n’y a plus de limites à l’intrusion de l’Etat dans les activités des citoyens.  

En tant que citoyen.ne.s pantinois.es, nous sommes alarmé.e.s par cette décision, qui prévoit d’emblée la fermeture d’un lieu de culte utilisé par de nombreux citoyens musulmans, pour la durée maximale prévue de 6 mois possible selon cette loi du 30 octobre 2017. Cette mesure punitive et intimidante ne nous paraît en rien nécessaire à un travail judiciaire et d’enquête sur les individus concernés par la publication de cette vidéo ou d’autres infractions. Par contre, elle contribue à limiter les libertés individuelles des usagers de cette mosquée, et à propager une haine des musulman.e.s en croissance exponentielle, qui n’a de cesse de relayer un amalgame honteux entre islam et terrorisme. Une fois de plus, c’est le quartier exilé des Courtillières qui subit une stigmatisation arbitraire.

Nous, citoyen.ne.s pantinois.es, souhaitons exprimer notre solidarité envers les Pantinois.es musulman.e.s visé.e.s par cette mesure, et demandons à la Municipalité de prendre position sur le sujet.

On n’est pas prêt et c’est pas la joie

témoignage d’un des volontaires de NSP :

Mardi 8 septembre 2020, à l’école maternelle Diderot de Pantin, dans le quartier des 4 Chemins.

Dimanche au marché Magenta, lors de notre distribution de tracts pour la marche du 26 en commémoration du suicide de Christine Renon, nous avons été avertis de la situation de l’école Diderot par Leila, une représentante de parents d’élève.

Lundi soir Leila nous a fait la liste des travaux non terminés dans l’école et autour, des malfaçons et de l’environnement hostile qui en résulte.
Nous sommes donc ce mardi au rendez-vous des parents pour un rassemblement de soutien à l’occasion d’une réunion finalement annulée par la mairie et/ou la directrice.

Des parents désemparés et des enseignantes accablées nous accueillent. Nous observons en silence, nous écoutons les mots des parents qui viennent difficilement mais qui finissent par sortir dans une colère digne.

Je commence à faire quelques photos des plafonds nus à travers des fenêtres-meurtrières, les seules à pouvoir s’ouvrir.
Je suis alors invité à entrer dans l’école pour prendre des photos à l’intérieur, bientôt suivi par les autres participants du rassemblement.
Je découvre par moi-même l’état de l’école, décrite par Leila la veille : plafonds de béton à nu sans faux-plafonds, câbles électriques, tuyaux et gaines apparents, cadres de néons accrochés au plafond avec des moyens divers, lumière des fenêtres semi-cachée par des plaques de contreplaqué afin de protéger les enfants des encadrements des nouvelles fenêtres non terminés et potentiellement dangereux, placo-plâtres et finitions au plâtre non peints, trous dans les cloisons pour faire passer les câbles. Je regarde, je prends des photos, éveillé par la réalité de ce que je vois, après avoir été abasourdi par la description listée la veille par Leila.

Mais le véritable choc n’avait pas encore eu lieu.
Au détour d’un couloir, une porte ouverte sur la salle du réfectoire, et là, les bambins assis accompagnés des animateurs.
Je suis un vieux père de filles maintenant adultes, et je n’ai pas été en contact proche avec des enfants de 3, 4 ou 5 ans depuis longtemps.
Le choc est celui-là, voir ces mômes, assis dans leur tout petit mobilier, qui semblent pour nous presque à ras du sol, avec des têtes un peu perdues en cette fin d’après-midi, et réaliser que c’est bien ces créatures qui sont les « usagers » de cette école-chantier. Le choc, qu’on absorbe, et qui fait venir plus tard des associations d’idées à cette maltraitance.

Après, c’est personnel. Chacun a son histoire et sa façon de voir l’Histoire. Mais c’est bien cette maltraitance de gosses, universelle, qui me vient à l’esprit. Des murs tristes de bâtiments sans chauffage, des enfants fatigués de leur journée qui rappellent d’autres enfants secoués par la folie des adultes, des bâtiments non terminés qui rappellent d’autres bombardés ou secoués par des tremblements de terre.
Et finalement garder en tête l’image de ces bambins dont les têtes blondes ou brunes, les peaux claires ou foncées me rappellent pourtant que cela se passe ici, dans ma ville, en France.

Autre témoignage d’une de nos volontaires :

École maternelle Diderot.
Dès l’arrivée ce sont les mines accâblées des parents qui m’ont sauté aux yeux. Leur regards fatigués mais plein de joie de voir de nouvelles têtes. Cela fait plus d’un an qu’ils se battent comme des lion.nes pour que les petits aient droit à un lieu de vie accueillant agréable et sain. Mais le verdict tombe dès les premiers pas dans l’établissement, ici on n’a pas le droit au beau, ni à la sécurité, les tout jeunes de 3 ans s’endorment avec la menace d’une lumière de plafond qui tombe sur la tête.
Je vous avoue, je n’ai pas l’habitude de parler à la première personne, mais j’ai été choquée, je suis retournée et j’ai la rage. Quoi, la mairie s’en fiche ? « Les enfants s’adaptent » a-t-on répondu à des inquiets… Bien sûr, la maltraitance ça n’a pas de visage, et ça ne fait pas de bruit. Un rdv fixé aujourd’hui a tout simplement été annulé, le chargé de la petite enfance de la ville de Pantin a autre chose à faire sûrement… Honte à ceux qui laissent des enfants évoluer dans une école qui ressemble plus à un lieu bombardé.
On s’en souviendra ! Soutenons les parents, les enseignants, de l’école maternelle. Allons sur leur page Facebook, Maternelle Diderot : ensemble on les fera flancher, ils plieront. Citoyens, Pantinois, parents, profs, toutes, tous avec eux, ensemble.

Voir aussi :

Article du Parisien : https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/une-ecole-dans-un-etat-lamentable-drole-de-rentree-pour-des-enfants-de-pantin-09-09-2020-8381916.php

Reportage de BFMTV :

N’oublions pas. Le racisme est toujours là.

Dimanche 30 août à 11h aura lieu la commémoration de la Libération de Pantin au Quai aux bestiaux. C’est une cérémonie publique, ouverte à tous les habitants.

Le Quai aux bestiaux a été utilisé comme point de départ pour des convois ferroviaires vers les camps de concentration de Ravensbrück et de Buchenwald en 1944. Les 18 avril et 13 mai 1944, le quai est réquisitionné pour le départ d’un millier de femmes internées au fort de Romainville et de la centrale de Fresnes en deux convois en direction de Ravensbrück. Le 11 août 1944, un nouveau convoi d’une centaine de femmes quitte Pantin. Enfin le 15 août 1944, dix jours avant la Libération de Paris, un dernier convoi (numéro 1264) d’environ 2 500 hommes part vers Ravensbrück et Buchenwald.

En ce temps où des racistes attaquent une députée de la République pour sa couleur de peau et ses positions politiques sur ces sujets, où le gouvernement applique méthodiquement le plan Kessler de démantèlement des conquêtes du programme du Conseil National de la Résistance, il est important de se souvenir de l’horreur contre laquelle luttaient les Résistants. Des volontaires de Nous Sommes Pantin seront présents à cette cérémonie. Un départ commun est organisé à partir du métro Hoche à 10h30.

Tribune dans Canal juillet-août 2020

Le collectif Nous Sommes Pantin (NSP) tient à remercier les 499 Pantinois.es qui lui ont apporté leur vote et un élu au conseil municipal.
Nous saluons l’admirable sang froid de la population pantinoise qui a été soumise à un confinement inédit durant deux mois.
NSP est étonné que le maire n’ait pas pris en compte les nombreuses initiatives et propositions de la population qui lui ont été soumises, via le collectif NSP ou le Collectif Christine Renon.
Dès le 21 mars, nous proposions une distribution de livres via les médiathèques et il a fallu attendre fin mai pour que soit mis en place un dispositif click and collect.

Nous retenons l’extraordinaire dévouement et le grand professionnalisme des agents de la ville, en première ligne face au risque de Covid, et nous souhaitons qu’ils bénéficient de hausses salariales et non seulement d’une prime exceptionnelle.
Quant aux enseignants quels mots de soutien ont-ils reçus, quand ils se portaient volontaires pour travailler et soulager les parents soignants ?
Par ailleurs, le manque d’informations quant à l’accueil des enfants dans les écoles a mis les enseignants dans de délicates postures face aux parents d’élèves légitimement inquiets par la désorganisation ressentie.
M. le Maire, vous écriviez défendre le service public de la santé. Quel geste avez-vous alors prévu de faire pour éviter la fermeture du CMPP du quartier des Courtillières ? Une réduction ou suspension du loyer lui permettrait de survivre.

Vous expliquez soutenir la solidarité des Pantinois.es et des associations. Savez-vous que des bénévoles se sont vus verbaliser pour rassemblement illégal pendant une collecte ? Certains collectifs d’associations ont même fini par refuser votre aide financière, une façon peut être de manifester leur opposition.

NSP et nombre d’associations pantinoises expérimentaient déjà, avant la crise sanitaire, l’auto-organisation et la solidarité entre habitant.e.s. Ce système s’est révélé réactif et efficace (confection de masques, aides alimentaires, soutien aux personnes fragiles ou isolées, etc.) face à une certaine inertie du « monde d’avant ». Nous appelons à la reconnaissance et au soutien de ces initiatives, au-delà de cet épisode.

Source : Canal

Non aux suppressions de classe à Pantin

En 2019, des parents d’élèves s’inquiétaient de la nouvelle sectorisation des collèges de Pantin mise en place par le conseil départemental. Des élèves de Pantin se retrouvaient ainsi à devoir aller au collège Marie-Curie des Lilas, au lieu d’aller au collège Lavoisier de Pantin, plus proche.

L’année précédente, les personnels du collège Jolliot-Curie de Pantin dénonçaient aussi déjà la surcharge des effectifs par rapport aux locaux et le dépassement des seuils de 24 élèves par classe, acquis par des luttes précédentes.

La casse se poursuit à présent avec l’annonce de la suppression de 4 classes au collège Lavoisier. Selon la FCPE, le nombre d’élèves par classe va passer de 24-25 à 27-28. Cela va poser des problèmes par exemple pour l’inclusion d’élèves en difficultés d’apprentissage ou allophones dans ces classes en cours d’année. Quid de la distanciation imposée par l’épidémie de COVID 19 dans des salles qui ne peuvent physiquement accueillir plus de 27 élèves ?

Un de nos volontaires de NSP s’inquiète :
« Ma fille aînée a pu faire sa scolarité au collège Lavoisier dans de plutôt bonnes conditions grâce aux petits effectifs. Ma fille cadette actuellement en primaire ne pourra donc pas bénéficier des mêmes conditions ? »

NSP soutient la pétition lancée contre ces fermetures de classe, et invite les Pantinois•es à la signer. Nous ne nous résignons pas à la casse du service public de l’Education nationale dans notre ville, qui favorise l’échec scolaire chez les plus démunis et pousse les familles les plus aisées à se tourner vers l’enseignement privé payant, accentuant encore de fait les logiques de ghetto et les inégalités.

Fidèles à notre programme ouvert pour une école démocratique, égalitaire, libertaire, fraternelle à Pantin, proposé durant la campagne des dernières élections municipales, nous demandons au maire de Pantin, qui est aussi élu au Conseil départemental, de prendre ses responsabilités vis à vis du département mais aussi du ministère de l’Education nationale : Pantin ne peut se contenter de subir des arbitrages pris sans aucune consultation des habitant•e•s. Nous proposons aux élus municipaux la création d’un intergroupe pour la défense du service public d’éducation dans le secondaire et le primaire (les banderoles qui ornent les écoles de Pantin nous rappellent que la situation est catastrophique aussi dans le primaire).

Ecole La Marine
Ecole Sadi-Carnot

Mais surtout, nous invitons les Pantinois•es qui veulent lutter contre cette casse et celles et ceux qui luttent déjà avec les Représentants des Parents d’Elèves, au sein du collectif Christine Renon, des syndicats d’enseignants, des Gilets Jaunes, des organisations politiques… à venir discuter avec nous de ce que nous pouvons faire, toutes et tous ensemble, pour défendre le service public d’éducation à Pantin. Notre assemblée générale leur est ouverte et nous sommes bien sûr prêts nous-mêmes à nous investir individuellement et en tant que collectif dans un cadre commun de lutte.

Pour signer la pétition contre la fermeture ds classes au collège Lavoisier, c’est ici : https://www.change.org/p/population-de-pantin-non-à-la-fermeture-de-quatre-classes-au-collège-lavoisier-de-pantin

Un rassemblement est prévu le mercredi 1er juillet à 17h20 devant la direction académique de Bobign.

Rebelote

Nouveau conseil municipal

Ça s’autocongratule, ça se brosse dans le sens du poil, entre petits mots et décharge de la responsabilité de la municipalité aux manettes depuis presque 20 ans. NSP a décidé de redorer le blason de la politique : on veut apprendre ce qu’on ne nous dit pas, comprendre là où c’est obscur, et porter la voix des Pantinois•es dans le conseil municipal, et ainsi reprendre les rênes de nos vies, et de notre quotidien.

Intervention de notre porte-voix à 13 min.

Une nouvelle journée d’action nationale le 30 juin

Cette journée de mobilisation est organisée par les principaux syndicats de la fonction publique hospitalière (FO, SUD-Solidaires, UNSA et CGT) et par des collectifs de soignants, notamment Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences.

Elle surviendra deux semaines après la « journée d’action » du 16 juin, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants un peu partout en France.

Nous renouvelons notre soutien aux personnels en lutte et à leurs revendications, à savoir :

  • pour un véritable plan Emploi – formation, reconnaissance des qualifications,
  • la titularisation et la résorption des emplois précaires, avec prise en compte des années d’études ;
  • l’amélioration des conditions de travail et de vie, le respect des droits et libertés ;
  • les moyens de protection ainsi que le matériel et les outils nécessaires pour exercer en toute sécurité,
  • des augmentations salariales, de reclassements, de reconnaissance des qualifications et responsabilités, fin des inégalités femme/homme ;
  • un système de Santé, de protection sociale et des services publics qui répondent aux besoins de la population,
  • l’abrogation des journées de carence,
  • le financement à la hauteur des besoins de la sécurité sociale,
  • la défense et maintien des avantages acquis statutaires, conventionnels et locaux, etc…
  • le recrutement immédiat de professionnel·le·s supplémentaires et plan de formation pluridisciplinaire ;
  • l’arrêt des fermetures de services, d’établissements et des réouvertures de lits, partout où cela est nécessaire ;
  • une gouvernance des hôpitaux des établissements plus ouverte aux professionnel·le·s, aux personnels et aux usagè·re·s.